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"A Tételin, ce n'est jamais simple."

Samedi, à 20 heures, en demi-finale de coupe de France Arras accueille Montpellier dans une salle Tételin qui sera sans nul doute copieusement garnie. « En début de saison, cette compétition n'était pas prioritaire » reconnaissait Cécile Piccin avant le quart contre Angers. Mais, à une marche de la finale, en jouant de plus à domicile, ce duel contre les Héraultaises prend une tournure attrayante, excitante même si les Demoiselles, privées de Plouffe, ne disposent pas actuellement de toutes leurs armes.

Faire chuter le deuxième de la Ligue est une mission qui, à défaut d'être impossible, s'annonce particulièrement ardue. Battues à seulement trois reprises et invaincues depuis huit matchs en Ligue, les protégées de Valéry Demory, championnes de France en titre, forment une armada redoutable, malgré la blessure de Mistie Bass qui pèse 7 rebonds et près de 15 points par sortie. La MVP étrangère 2011 et 2012 a été remplacée par l'ex Arrageoise Inès Ajanovic. L'expérimentée pivot Élodie Godin au palmarès long comme le bras, la jeune et talentueuse intérieure Valériane Ayayi, la brillante arrière Gaëlle Skrela l'ailière australienne Jenna O'hea, adroite à trois points, et la solide paire de meneuse Anaël Lardy - Ingrid Tanqueray forment un groupe de grande qualité.

Pour les Méditerranéennes, cette épreuve est « l'un de nos objectifs » affirme Anaël Lardy, l'ancienne artésienne. La meneuse internationale aux 68 sélections se montre toutefois prudente, même si son club a battu deux fois Arras (58-67 et 77-60) en championnat. « Nous connaissons le contexte : à Tételin ce n'est jamais simple. Cette rencontre difficile se jouera à la vie, à la mort. Nous préparons bien ce match couperet, nous connaissons notre adversaire. Il nous faudra tenir leur shooteuse Lucas, même si ce n'est pas, loin de là, le seul danger. Leur cinq est complet, le danger peut venir de partout » détaille-t-elle en insistant sur l'excellent travail de Diawara dans les deux raquettes, là où la lutte s'annonce brûlante.

Quand Anaël joue au foot...
Quand Anaël joue au foot...

Anaël, en tout cas, est heureuse de revenir en Artois : « c'est un plaisir. Même si la saison dernière a été compliquée, j'ai fait de belles rencontres. » Blessée dès l'Open, elle avait eu du mal à montrer l'étendue de son indéniable talent. Malgré quelques prestations haut de gamme, les spectateurs l'avaient parfois sifflée ; elle n'en garde toutefois nulle rancune. « Je sais combien le public d'Arras est précieux et important » affirme-t-elle. Quand elle se retourne sur cette saison 2013/2014, la Savoyarde de naissance éprouve des regrets : « nos performances n'ont pas reflété notre potentiel. Nous sommes passés à côté ; c'était du gâchis. » Que pense-t-elle de la situation actuelle des Demoiselles ? « Je suis contente que l'équipe fonctionne bien. J'ai toujours su qu'il y avait à Arras un gros potentiel. »

Tag(s) : #Championnat 2014-15

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