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Une paire de dames

« C'est anecdotique ! » Voilà ce que répondait Cécile Piccin, en début de saison, quand on lui faisait remarquer que son duo avec Lina Brazdeikyte était le seul « couple » 100 % féminin à la tête d'une équipe de Ligue. Alors que la fin du championnat approche que pensent les joueuses de cette direction sportive « girly » ?

Jeudi 26 février, à quelques minutes du début de l'entraînement, la coach nous apostrophe en rigolant : « Eh la presse, il faut le noter, Elodie Mendy est sur le parquet 20 minutes avant le début de la séance ! C'est une première ! » Ce ton décontracté, cette proximité goguenarde avec ses protégées, avant que ne débute le travail, est l'une des caractéristiques de la gestion humaine de Cécile Piccin. Michelle Plouffe, qui a été déjà dirigée par un staff de trois femmes en équipe nationale du Canada, confirme cette impression : « elles sont plus liées aux joueuses que les garçons. » Lidija Turcinovic, en tant que capitaine, a régulièrement des entretiens avec les techniciennes : « Nous parlons de l'équipe ; ce sont des moments où nous pouvons nous dire les choses. Cécile et Lina sont à l'écoute. Il est facile de communiquer avec elles » Pour autant, la jeune joueuse ne voit pas de grandes différences avec un encadrement masculin. « Au niveau technique, c'est la même chose, ça ne change rien dans la gestion du groupe » affirme-t-elle. Marine Mulumba, espoir qui fréquente les pros et apparaît régulièrement en Ligue, acquiesce : « il n'y a pas de différence à être coachée par un homme ou une femme. » Toutefois, Lidija Turcinovic nuance : « peut-être qu'elles nous comprennent plus rapidement. Il est possible que ça aide certaines joueuses. Elles voient plus aisément les choses. Psychologiquement, c'est plus simple pour nous de nous ouvrir.» Michelle Plouffe, qui assiste à l'entraînement des tribunes, les béquilles à portée de main, souligne que l'important est surtout que « toutes les deux soient d'anciennes joueuses. Elles étaient encore sur les parquets récemment. Elles savent donc ce dont nous avons besoin, ce que nous attendons. » Marine Mulumba distingue le travail de formatrice des deux techniciennes de leur tâche d'entraîneur. « Avec les Espoirs on est encore dans l'apprentissage, la formation pour passer au cap supérieur. Cécile et Lina essaient de nous orienter pour franchir cette étape. En Ligue, les filles ont déjà une certaine expérience, elles ont leurs acquis. Cécile essaie alors de tirer le meilleur d'elles. » Et, vu les performances arrageoises, il semblerait qu'elle y arrive ! Au fond, qu'importe sa nationalité, sa couleur ou son sexe, un entraîneur n'est jugé que sur un seul élément : les résultats et le classement de son équipe.

Tag(s) : #Championnat 2014-15

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