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Du basket à la plongée

Comme l'actualité se fait paresseuse (alors, elles arrivent ces mystérieuses Américaines !), voici une nouvelle rubrique, à parution très irrégulière, consacrée aux anciennes Arrageoises. Et, pour commencer, Magalie Siterre, qui a vécu la montée d'Arras en Ligue et ensuite fait partie de la première équipe artésienne à évoluer à ce niveau.

Membre du Club de Plongée Sous-Marine d'Arras, elle est devenue championne de France d'apnée statique, à Chartres, le week-end des 23 et 24 mai. L'athlète de 34 ans a réalisé un temps de six minutes. « Je ne courrais pas après ce titre. J'essaie plutôt de repousser mes limites, de progresser. J'ai encore de la marge : la meilleure de la discipline, une Russe, tient près de 10 minutes ; c'est impressionnant ! » sourit la jeune femme qui avoue humblement : « cette victoire est un peu un hasard. Des filles meilleures que moi ont raté leur perf. Nous avons un seul essai ; il faut être là au bon moment. »

Quand on demande à Magalie Siterre ce qu'elle ressent lors d'une plongée en apnée, elle marque un long silence, comme si elle tentait de revivre ces instants hors du temps. Elle hésite... « C'est complètement anti physiologique » admet-elle enfin, avant de préciser : « il faut retenir sa respiration, c'est à dire priver les muscles de l'oxygène qui leur permet de fonctionner. Il y a donc une part de souffrance... mais il y a aussi une impression de glisse. Il faut être en phase avec son corps, avec ses mouvements. Dans l'apnée dynamique, nous devons aussi maîtriser notre technique, nos gestes. » Sous l'eau, Magalie « contrôle les signaux émis par son corps. On vise à s'améliorer,on tente de repousser ses limites. Il faut jouer avec elles pour éviter le black out - la syncope - qui est assez fréquente en compétition... C'est assez personnel en fait, les sensations sont différentes selon les personnes. »

Arrageoise depuis dix ans, elle a participé à la montée de l'ASPTT en Ligue féminine. Privilégiant ensuite son métier de kiné, elle a vécu sur le banc la première saison artésienne dans l'élite. Elle s'est lancée dans l'apnée après avoir obtenu ses niveaux de plongée, « sans savoir vraiment pourquoi. D'ailleurs, je n'ai pas aimé les premiers entraînements. La sensation de manque d'air n'était pas agréable. Mais j'étais dans un bon groupe et ma progression a été rapide, ce qui est un plaisir. »

Pour la championne de France, cette activité reste avant tout un loisir, une pratique saine sans réelle concurrence entre athlètes, qui n'hésitent pas à partager leurs astuces. Depuis son titre, qui lui a permis d'intégrer l'équipe de France et de se qualifier pour les championnats du monde de fin juillet à Mulhouse, elle a toutefois dû hausser son rythme d'entraînement. Elle est passée de trois séances hebdomadaires à... deux heures par jour. « C'est un formidable challenge » s'enthousiasme-t-elle.

Tag(s) : #Que sont-elles devenues ?

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