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Derrière leur équipe durant le match, les Atrebask ont chahuté les arbitres à leur sortie
Derrière leur équipe durant le match, les Atrebask ont chahuté les arbitres à leur sortie

Dans un match décousu, parfois brouillon et rendu électrique par un arbitrage incongru et partial, Arras a perdu un derby capital à Calais (80-77). Ce revers face à un rival pour le maintien, qui signait là sa première victoire de la saison, risque de coûter cher, très cher.

Même si les Artésiennes se sont montrées irrégulières, fébriles et, pour certaines hors du coup, elles auraient toutefois dû l'emporter. A moins de 5 secondes du buzzer final, Van Grinsven, admirable de courage et ultra précieuse (19 points, 14 rebonds, 5 passes et 22 d'évaluation) inscrivait, à 78-77, ce qui semblait être le panier de la gagne. Mais, Mme Vidot sifflait un "3 secondes" contre l'internationale hollandaise : panier refusé ! Deux lancers francs locaux plus tard, le match était fini. Les arbitres regagnaient leurs vestiaires sous escorte tant les fans arrageois se montraient vindicatifs. Sans vouloir justifier le courroux des supporters, il faut bien admettre que les coups de sifflet avaient été à sens unique quarante minutes durant...

Une Duchet de gala
Une Duchet de gala

Les arbitres, bien sûr, ne sont pas les seuls responsables de la défaite des Demoiselles. Après un début timide, marqué par d'immenses largesses défensives, (10-5, 5'), les visiteuses, menées par une Duchet de gala (14 points, 6 passes, 3 interceptions, 24 d'évaluation et une volonté constante de mettre de la vitesse), grignotaient leur retard pour virer à 18-24 à l'issue du premier quart temps. Tranquilles, elles n'enfonçaient cependant pas le clou avant, incroyablement, de paniquer en fin de première période. Calais profitait de l'aubaine et de deux ballons égarés par Skrba pour recoller (37-37, 20').

Cécile Piccin, inquiète
Cécile Piccin, inquiète

Après le repos, Arras ne jouait plus que par réaction, attendant d'être mené pour réagir. Entre les excès d'individualisme de Williams, la prestation en demi-teinte de Fouasseau, touchée au pied, et les entrées discrètes de Mendy, les Demoiselles souffraient. Elles laissaient des boulevards aux shooteuses longue distance adverse : Peckova plantait un double coup de couteau pour permettre aux siennes de prendre définitivement l'avantage (49-51, 26' puis 55-51, 27'). Dès lors les visiteuses faisaient l'accordéon, plongeant à - 7 (60-53, 29'), recollant à - 1 (60-59, 31') puis semblant couler définitivement (73-61, 34') quand Rooney (19 points, 9 rebonds, 22 d'évaluation) semblait touchée par une grâce vengeresse dans une Calypso, pour une fois, en feu. Au courage, les protégées de Cécile Piccin, alternant pressing tout terrain et zone, se rapprochaient (76-75, 40' puis 78-77, 40') et tutoyaient la victoire... avant que Mme Vidot ne les en prive.

Plus de photos sur Au pied du beffroi, des stades

Tag(s) : #Championnat 2015-16

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