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Enfin !
Enfin !

A l'entame du dernier quart-temps, alors qu'Arras pointait à - 10 (38-48). Qui, honnêtement, croyait encore en un retournement de situation ? Nice semblait alors se diriger vers une victoire tranquille, malgré la courageuse opposition des Demoiselles, mais... "d'habitude on explose et là on revient ! On avait la rage ! En basket, 10 dix points est une barre symbolique. Si on passe à - 12/-14, ça devient dur. Mais si, on recolle... J'avais dit aux filles que, à cinq minutes de la fin, il fallait être proche. Avec le soutien du public, tout serait alors possible ! Il fallait tout donner" explique Cécile Piccin. Les visiteuses, sans doute trop sûres d'elles après avoir maîtrisé les 30 premières minutes en faisant allégrement tourner leur effectif XXL, prenaient alors une terrible vague, amplifiée par les encouragements de supporters, certes peu nombreux, mais enthousiastes, qui, enfin, vivaient de grandes émotions depuis longtemps oubliées. "A -2 à 5 minutes de la fin, avec la salle en feu, les filles ont été poussées. C'est une des clefs de cette rencontre." Fouasseau poursuivait son festival (22 points à 63%), Van Grinsven, après une première mi-temps difficile, retrouvait sa hargne et son adresse (16 points, 14 rebonds), Williams, malgré 4 fautes, restait utile, Skrba se battait et surtout, surtout, Duchet ne tremblait pas. Dans d'ultimes minutes étouffantes, la meneuse, jusqu'alors maladroite (1/11 au tir), assurait avec un sang-froid remarquable, digne des plus grandes, sur la ligne des lancers-francs (7/8) pour assurer la victoire dans les ultimes secondes (67-63). "Sur la dernière action je prends un temps mort pour lui demander si on fait un système pour elle et Alix me répond qu'elle en est capable. A Toulouse, on avait joué pour l'Américaine" détaille la coach, qui a maintenu sa confiance aux cinq mêmes joueuses dans le dernier quart temps. "Ça tournait bien, je ne voulais pas faire de changement et prendre le risque de prendre cinq points. "

Avant ces dix minutes de folie, Arras avait résisté, en partie grâce à l'adresse de Fouasseau ("c'est une shooteuse. Elle était dans le trou en novembre/décembre. On a parlé et là, elle remonte la pente.") Nice et son armada de joueuses haut de gamme (Diawara et ses 17 points/ 11 rebonds, Hurt, 11 points, 7 rebonds ou Bar, même un peu en dedans) paraissaient toutefois hors d'atteinte même si aucun écart définitif ne se creusait. Péché d'orgueil d'un Rachid Méziane hautain, qui, très vite, donnait du temps de jeu à ses dix éléments ?

Ce succès valide le bon début d'année des Demoiselles. "On joue mieux ! Plus de joueuses se montrent, se battent. Aujourd'hui, pour la première fois, nous avons plus de passes (15) que de balles perdues. Même si on reste dominé au rebond, on se bat. On joue avec la tête !" Et maintenant ? "On ne regarde plus le classement, on prend match par match. Avec ce succès, il va y avoir un changement dans la tête de nos futurs adversaires !" concluait Cécile Piccin, aux anges.

Photos : Au pied du beffroi, des stades

Tag(s) : #Championnat 2015-16

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