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Fortes de trois succès de rang en championnat, les Demoiselles accueillent Villeneuve d'Ascq vendredi soir, pour la deuxième édition de ce derby millésime 2013/14. En coupe de France, le 29 octobre, elles avaient logiquement subi la loi (64-75) de Nordistes en verve, payant notamment un début de rencontre catastrophique. Depuis, Arras a poursuivi un intéressant rétablissement. Son rival régional, s'il demeure dans le Top 4, a par contre connu sa première défaite de la saison le week-end dernier : Lyon lui a infligé une belle gifle (58-76). Quelles sont les clés de cette rencontre ?

 

Le temps de jeu

Arras s'appuie sur une ossature de sept joueuses, les professionnelles, qui cumulent, accumulent même, les minutes sur le parquet. Ainsi Evans, Coulibaly (30' de moyenne mais plus de 36' sur les deux dernières rencontres) et Herrscher jouent plus d'une demi-heure par match. Si elle n'avait pas été blessée, Lardy serait sans doute aussi dans ce cas. Les jeunes, elles, rentrent peu (Mendy ou Djalbi Tabdi), voire pas du tout – comme contre Charleville – sauf s'il n'y a plus d'enjeu. Marc Silvert estime que leurs prestations sont bien trop insuffisantes ; il admet même que, désormais, leur compétition sera l'entraînement !

A Villeneuve, huit filles participent aux rotations. Seules la meneuse suédoise Eldebrink et l'intérieure belge Meesseman dépassent les 30 minutes de présence. D'où une plus grande fraîcheur. Les Nordistes adaptent aussi le temps de jeu à la forme de leurs joueuses et aux schémas de l'adversaire. Ainsi Williams, en feu contre Arras (21 points), a bénéficié de 27 minutes. Contre Lyon, l'Américaine, en perdition, a été 14 minutes en scène !

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Evans, fortement sollicitée, ne commencerait-elle pas à peiner ?

 

La joueuse clef

Comme le reconnaissait volontiers Marc Silvert après la difficile victoire contre Charleville, Arras a survécu en attaque grâce aux rebonds offensifs. Et, dans cet exercice, la reine s'appelle Coulibaly (12,7 de moyenne dont près de 3 offensifs). La Malienne domine toutes ses adversaires dans la raquette depuis qu'elle a retrouvé l'essentiel de son intégrité physique et digéré la fatigue causée par sa participation à la coupe d'Afrique des Nations. Sa hargne sous les panneaux joue un rôle capital dans l'actuelle excellente tenue défensive artésienne (62 points encaissés contre Nantes puis 51 contre Toulouse et 44 contre Charleville). Avec une évaluation de 17,6 – la cinquième de la Ligue – elle est actuellement la meilleure Arrageoise. Coupe-8592.JPG

Coulibaly - Meesseman, un duel déterminant


L'effectif de Villeneuve est riche de bonnes joueuses, habiles et expérimentées. Si les projecteurs se braquent souvent sur Meesseman, l'intérieure qui pèse plus de 11 points et 6 rebonds par match pour une évaluation de 18,6, le leader technique de l'équipe est l'excellente meneuse Eldebrink. La Suédoise est capable de déchiffrer les systèmes défensifs adverses et de trouver les solutions adéquates, comme elle l'a prouvé contre Arras. Si le duel de géantes Meesseman (1,92 m) – Coulibaly (1,91m) sera l'une des clefs de la rencontre, les Artésiennes devront aussi, et surtout, défendre férocement sur Eldebrink.

 

Profil des équipes

Au regard des statistiques, les deux formations présentent des caractéristiques communes. Fortes aux rebonds (37,9 pour les Rouges, 37 pour les Rose), elles sont solides en défense (456 poins encaissés pour Villeneuve et 461 pour Arras). La principale différence entre les deux rivaux, cause du meilleur début de saison des Nordistes, est la qualité offensive (72,3 contre 63,4 points marqués). Marc Silvert, à l'issue du match contre Charleville, parlait d'une « attaque chaotique », de «difficultés à tous les postes », de « gros grains de sable », de la difficulté pour les joueuses à « se trouver, à se connaître ». Ces mots se traduisent dans les chiffres : les Demoiselles sont l'équipe qui perd le plus de ballons de la Ligue (19,7). « Ces balles perdues, envoyées parfois dans les tribunes, sont notre principal handicap » se lamente l'entraîneur artésien... qui sait toutefois que ses protégées vont finir par assimiler les nombreuses stratégies mises en place. « Nous serons de mieux en mieux... et puis, contre Villeneuve, nous n'aurons rien à perdre puisqu'elles sont censées être plus fortes que nous ! »

 

Retrouvez dans L'Avenir de l'Artois du 13 novembre

un article sur les Atre'basks et les Z'Hurlants

Tag(s) : #Championnat 2013-14

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