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Au coeur de la vague rose qui emplissait un angle de Bercy, qui y croyait-encore ? Parmi les 600 supporters arrageois, qui voyait les Demoiselles capables d'inverser la tendance ? Il restait à peine plus de 10 minutes à jouer et, dans la foulée d'une interception de Dumerc, Bourges pointait à + 18 (47-29, 28'). Alors que le troisième quart temps s'achevait (52-35, 29'), la messe, semblait-il, était dite, la Coupe de France s'apprêtait à danser le tango. L'écran géant de la salle diffusait les images de l'entrée aux vestiaires des finalistes de la Coupe de France hommes et cet événement suscitait  plus d'applaudissements que le match, si désiquilibré, si brouillon des filles...

Bourges, tranquille comme un champion sûr de sa force, menait depuis la première minute de jeu. Dans le foulée d'une Joens en feu (trois paniers à trois points d'affilée), les Berruyères pavaient en toute sérénité leur route vers le doublé (14-4, 4'). Thibaut Petit pouvait bien prendre un temps mort, sans doute pour demander à ses filles de privilégier les extérieurs, la marche en avant des Tangos semblaient inéluctables. Dominées à l'intérieur, imprécises aux shoots, les Arrageoises,quoique courageuses ressemblaient à des petites filles voulant jouer dans la cour des grandes. Malgré la sortie du banc réussie de Reghaïssia - tiens, tiens - la giffle s'annonçait sévère (26-13, 10').  Myem le reconnaissait : "au départ c'était facile !" Dès le deuxième quart, Valérie Garnier, la coach berruyère, fit tourner son équipe, offrant du temps de jeu à ses habituelles remplaçantes. Si tôt, dans la rencontre, ce choix sonnait comme un manque de respect vis à vis de l'adversaire. Les deux formations rivalisaient alors de maladresses. Arras profita de ces instants de flottement. Une Cousseins-Smith précieuse, deux tirs primés de Badé et un autre de Marginean au buzzer permirent aux Artésiennes d'atteindre la pause avec un retard raisonnable (33-24, 29').

Photos-016.jpgMais au retour des vestiaires, Bourges enclenche de nouveau la marche avant... jusqu'aux dernières secondes du troisième quart temps. Reghaissia puis Marginean signent deux shoots primés (52-41, 30') qui, s'ils paraissent anecdotiques, changent la face de la finale. Dans la dernière pérode, après trois minutes sans le moindre panier inscrit, les Demoiselles changent de dimension. Tchangoue affiche une hargne de tous les instants pour arracher des rebonds offensifs dans les mains adverses. Reghiassia tutoie la perfection dans ses shoots.  A la faveur d'un 0-7, un pas de sept lieues en quelque sorte, le Petit Poucet artésien se jette sur l'ogre berrichon (53-41, 33' puis 53-48, 35'). Dumerc tente de premdre le match à son compte mais elle s'enferme dans les boîtes concoctées par Thibaut Petit. Euphoriques, poussées par leurs fans en transe, les Demoiselles sont inarrêtables. Deux contres explosifs de Digbeu ne font que retarder l'inéluctable. Portées par une joie de jouer et une réussite diaboliques, les partenaires de Badé écrivent un merveilleux conte de fée. Reghaissia, intenable et élue MVP de la finale, d'un nouveau shoot primé, permet aux siennes de passer en tête... pour la première fois du match, dans la dernière minute de jeu (57-59, 40'). Mené, Bourges panique et multiplie les fautes pour stopper le chrono. En vain, Marginean (quatre lancers francs sur quatre) puis Grishaeva (un sur deux) ne tremblent pas. Dumerc, elle, échoue dans ces tentatives longue distance (58-64, 40'). Le staff bondit sur le parquet et Jean-Louis Monneret mime les gestes d'Usain Bolt. Reconnaissantes, les joueuses se rendent dans la tribune de leurs supporters, pour une communion magique. La fête peut commencer, avec la Coupe de France comme totem.

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Tag(s) : #Coupe de France 2011-12

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