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Malgré un genou douloureux, Pauline Akonga a tenté de maintenir son équipe à flots.

 

Entre des Arrageoises dilettantes, pour qui la rencontre semblait ne présenter guère d'intérêt, et des Aixoises motivées, à la lutte pour le maintien, la balance a nettement penché pour les secondes (74-87). Les supporters artésiens, à l'issue des débats, ont donc hésité entre sifflets pour leurs protégées qui paraissaient, pour certaines, déjà en vacances, et applaudissements pour Bruno Blier, l'ex coach maison qui aura battu son ancienne équipe à deux reprises cette saison. Sobre dans la victoire, le technicien signalait que "le maintien n'est pas encore assuré... même si, avec les défaites de Lyon et Nice, c'est une bonne soirée. Il nous reste à aller chercher un succès... ce qui sera possible si nous sommes capables de reproduire un match comme celui de ce soir. Mais bon, en face, il n'y aura pas toujours une défense aussi complaisante que celle d'Arras !" Son successeur à la tête des Demoiselles était d'accord : "Défensivement, il y a eu des problèmes. Avoir encaissé 52 points à la mi-temps, pfeu !  La première période a été dramatique. Nous avons tout essayé et rien ne fonctionnait. Il manquait les 70% de volonté, qui sont indispensables ! Ce problème d'entame est récurrent depuis le match contre Lyon. C'est un point faible lié à l'état d'esprit. " Jean-Louis Monneret acquiesçait : "il y a des enseignements à tirer de certains comportements."

Dès les premières minutes, les visiteuses montrent une volonté bien supérieure à celle de leurs hôtes. Les sept rebonds offensifs captés par les Provençales dans le quart temps initial témoigne de cette différence de motivation. Certes le tableau d'affichage reste clément pour les Arrageoises (15-19, 10'), maintenues à flot par une Grishaeva efficace en attaque, mais, déjà, Aix, inspiré par le duo complémentaire Hurst-Gruszcynski, prend les rênes de la partie. L'entrée en jeu de N'Diaye apporte ensuite la présence et l'adresse intérieures qui faisaient quelque peu défaut. Les visiteuses se jouent des différentes défenses mises en place par leurs adversaires. Elles commencent, de plus, un festival à trois points (11/22 au total), initié par Gruszczynski. Cette précision leur permet de signer un 0-11 (23-33, 15' puis 23-44, 17') puis de compter 21 points d'avance (25-46, 18'). Face à cette déferlante, Akonga (23 points) tente d'empêcher le naufrage. A la pause (32-52), deux interrogations se télescopent. Arras, capable d'alterner le pire et le meilleur dans une même partie - comme contre Lyon ou Armentières, entre autres - se réveillera-t-elle ? Aix, équipe "mal classée, en difficulté, traumatisée, donc fragilisée et en manque de confiance", dixit Bruno Blier, ne s'écroulera-t-elle pas, victime de la peur de gagner ?Photo-021.jpg

L'entraîneur aixois, juste avant la reprise, prévient ses joueuses : "défendez dur aux rebonds, car elles vont durcir ! Evitez les pertes de balle !" Et, si les Arrageoises reviennent avec de meilleures intentions, les Sudistes ne paniquent pas, se montrent intelligentes. Hurst, intenable (24 points et 5 passes pour 27 d'évaluation), aligne les tirs primés - quatre réussis d'affilée - pour permettre à son équipe de résister à la rébellion artésienne. Malgré une Mitchell très présente (12 points, 8 passes et 8 rebonds pour une évaluation de 23), l'écart demeure important, ne descend jamais sous les 11 points (57-68, 31', à la faveur d'un 8-0 à cheval sur le troisième et le quatrième quart temps). Tomaszewki entre à son tour dans le bal des trois points pour éteindre ce timide début d'incendie (59-78, 33'). Les visiteuses gèrent ta fin de match sans trembler. Elles obtiennent une belle et précieuse victoire.

La déception teintée d'amertume de Thibaut Petit contrastait avec la satisfaction sereine de Bruno Blier : "Nous avons joué intelligemment. Le contenu était bon."  Les Demoiselles, qui n'ont plus rien à espérer ni à craindre en Ligue, regardaient vers mercredi, et le quart de finale de Coupe de France contre Charleville.

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Joyce Cousseins-Smith semble attendre une solution de passe... qui ne viendra pas !

Tag(s) : #Championnat 2011-12

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