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AkongaSacko.jpg

Akonga a souffert contre Montpellier et Sacko : elle est passée à côté de son match !

 

"Nous sortons la tête haute, après un gros combat de 45 minutes dans lequel nous avons donné tout ce que nous pouvions" déclarait Bruno Blier samedi après l'élimination d'Arras par Montpellier (54-61, AP) en demi-finale de Coupe de France. L'entraîneur, marqué, tenait à féliciter ses filles ("Je suis fier d'elles. Je les remercie pour leur très bonne saison") mais se remémorait sans doute les dernières minutes du temps réglementaire...

A deux minutes de la fin les Demoiselles mènent 51-46 mais, entre tergiversations et shoots manqués,elles laissent Gomis2échapper trois balles de match. Revenues à 51-48, les Héraultaises ont le ballon à 15'' du terme. L'excellente Skrela (15 points et 7 rebonds pour 22 d'évaluation) défie Michel, l'élimine, marque et provoque la faute de la jeune Arrageoise. Elle convertit sans trembler son lancer franc et envoie les deux équipes en prolongation (51-51). Plus matures, les Sudistes gèrent mieux ces instants où chaque possession vaut de l'or. Deux fautes grossières d'Amant leur facilitent la tâche. Skrela, tojours elle, d'un shoot primé décisif (54-59, 44'), pose le dernier clou sur le cercueil des illusions arrageosies.

"Nous manquons de maturité, comme sur cette faute idiote à 10'' de la fin ou la technique commise par Akonga ! Nous avons des occasions de tuer la rencontre mais, par maladresse, nous manquons des shoots importants" admet Bruno Blier. Et comment expliquer cette efficacité enfuite ? "Nous sommes jeunes. Est-ce le mental ? Un manque de confiance... Jo Gomis n'a ainsi pas pris des shoots ouverts. C'est peut-être aussi la fatigue, le manque de fraîcheur. Et puis, bien sûr, la défense de Montpellier ! Bravo à elles !" énumère le coach.

Photo-052.jpgAvec 32% de réussite au tir, il était difficile pour Arras de s'imposer. Akonga (4/12  et 2/6 aux lancers francs) et Amant (1/5) ont illustré cette faillite.  Seules Mitchell (17 points) et Putnina (10 points) ont évolué à leur niveau habituel.

Malgré cette faiblesse offensive, les Arrageoises auraient pu l'emporter grâce à leur défense et à leur hargne en dépit d'une Malashenko guère concernée. Coupable d' absences répétées de repli, l'Ukrainienne n'a passé que six minutes sur le parquet. En conférence de presse, son entraîneur ne l'a pas épargnée, employant des mots particulièrement crus. La volonté de Badé et de Putnina, particulièrement affûtée en cette fin de saison, et les interceptions de Mitchell (6) ont posé de gros problèmes à Montpellier, qui a perdu l'impressionnante bagatelle de 30 ballons ! Cette énergie a permis aux locales, menées de six points à la mi-temps (28-34) après avoir pointé à - 11 (13-24, 12'), de virer en tête dix minutes plus tard (41-38, 30'). Avec quatre points concédés dans le troisième quart, elles ont étouffé leur adversaire. Les temps morts et les changements de Valéry Demory n'avaient aucun effet... mais, sans adresse, impossible de creuser un véritbale écart. A l'expérience, guidé par une Poto roublarde, Montpellier a fini par trouver les trous de souris nécessaires pour se glisser dans le coffre-fort et voler le fromage artésien. Le corbeau arrageois a laissé échapper la finale qu'il tenait dans son bec : le renard montpelièrain la croquera à pleines dents, le 15 mai à Bercy, contre Mondeville. Les Normandes ont réalisé l'exploit d'éliminer Bourges au Prado !

 

Badé

Badé était motivée par cette demi-finale : après la défaite, elle était en pleurs. Au sortir des

vestiaires, ses larmes coulaient encore...

 

Mitchell

Mitchell a été l'atout offensif n°1 des Arrageoises, avec 17 points (3/6 à 3 points).

 

 

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Sarah Michel a livré un match correct... mais a craqué dans le money-time : hésitations, échecs

aux tirs, faute qui permet à Montpellier d'égaliser. Une issue cruelle pour la talentueuse ailière.

Tag(s) : #Coupe de France 2010-11

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