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Leilani

 

Après quinze jours de consultation et une participation importante - près de cinquante avis récoltés ! - les habitués du site ont élu Leilani Mitchell comme meilleure joueuse de l'année.  Même si certains ont déploré que la petit meneuse ait manqué quelques matches importants - finale de l'Eurocoupe notamment - son talent et son aisance ont impressionné les habitués de Tételin. Jo Gomis finit deuxième et le podium est complété par Paulin Akonga. Quelques internautes ont choisi Krissy Badé, dont le travail de l'ombre a été salué.

 

1) Leilani Mitchell : 29%

2) Jo Gomis : 24,7 % Gomis1

3) Pauline Akonga : 18,2 %

4) Olesia Malashenko : 16,2%

5) Krissy Badé : 6,6 %

6) Marielle Amant : 1,1 %

Avis non pris en compte : 4,2 %

 

  

 

  

   

 

En hommage à la capitaine arrageoise, voici un article tiré de l'Observateur de l'Arrageois daté du 16 février.

 

 Juste quelqu’un de bien, quelqu’un à qui l’on tient

La talentueuse Leilani Mitchell mène l’équipe d’Arras vers les sommets.

 

Mercredi soir, troisième quart temps du quart de finale retour d’Eurocoupe. Arras, longtemps tranquille contre Novosibirk, traverse un passage difficile. Les Sibériennes reviennent au score... quand Leilani Mitchell prend les choses – et le ballon – en main. Trois merveilles de shoots, dont deux primés, pour huit points en deux minutes et hop, le match est plié ! « Elle sait scorer quand il le faut et est adroite à trois points » se félicite Bruno Blier, son entraîneur.  Déjà brillante à l’aller, où elle avait surclassé Dabovic, la meilleure joueuse de la compétition, la petite (1,65 m) meneuse, en apesanteur, a survolé le duel franco-russe. L’Europe découvre cette perle dont les supporters arrageois sont tombés amoureux, ce diamant qui brille depuis 2008 sur les parquets de Ligue.

« Nous l’avons recrutée sur ses stats et, surtout, sur son parcours universitaire » se souvient le technicien artésien. Passée de l’Université d’Idaho à celle d’Utah, soit « d’une grosse fac à une très grosse fac », la jeune Américaine de 26 ans – elle est née le 15 juin 1985 – s’est imposée en France. « C’est une vraie meneuse, qui fait  jouer ses partenaires. Elle a une bonne lecture du jeu et un vrai sens de l’anticipation » décrypte Bruno Blier qui a trouvé en Leilani un relais sur le terrain : « C’est un vrai coach sur le parquet, désormais capable de diriger une équipe de Ligue. Depuis son arrivée, elle a gagné en maturité. Un tel élément, c’est formidable pour un entraîneur ! » Talentueuse, Mitchell est aussi une « grosse travailleuse », avide de sans cesse s’améliorer. Quasi indispensable à Arras, dont elle est devenue la capitaine, elle aimante la plupart des ballons chauds, règne sur le « money time ». Source d’inspiration de ses partenaires, elle invente en magicienne des passes invisibles aux autres, trouve des solutions qui mettent à mal les systèmes les plus hermétiques. Quand elle jaillit en suspension pour marquer au nez – mais pas à la barbe, c’est du basket féminin, quand même ! – des grands gabarits qui transforment les raquettes en bouges mal fréquentés, le public de Tételin exulte. La revanche de la grâce sur les grasses garces qui font le ménage à grands coups de coude.

Son temps de jeu, conséquent, frôle souvent les 40 minutes même si, cette saison, la jeune Adja Konteh la remplace régulièrement pour lui accorder de brèves plages de répit. «Elle manque parfois, dans un souci d’économie, d’agressivité défensive » précise Bruno Blier qui, par moment, demande à Jo Gomis de maîtriser la meneuse adverse.

Ses qualités valent à Leilani, qui partagent son année entre les New York Liberty en WNBA et Arras, d’apparaître au sommet des palmarès individuels. Elle a été élue MVP étrangère de Ligue en 2010 et joueuse ayant le plus progressé (MIP) en WNBA, toujours en 2010, année faste pour la jeune femme.

Face à un tel phénomène, comment réagissent les adversaires ? « Contre Arras, l’objectif est de couper Mitchell du ballon, pour éviter de la voir distribuer » explique Virginie Brémont, son homologue de Montpellier. Facile à dire mais bien plus difficile à réaliser : « c’est la meilleure meneuse du championnat, la plus complète ! J’en suis fan. De plus, c’est quelqu’un de simple, de cool. Même si je ne la connais pas, elle me fait toujours un sourire ou me félicite après nos matchs » ajoute l’Héraultaise. Là aussi, tous les avis convergent. Coéquipières, dirigeants, supporters, tous s’accordent sur la gentillesse de la « star ». « C’est quelqu’un de bien, de sympa. Elle est importante dans la vie du groupe. Nous avons eu de la chance en la trouvant car de telles qualités humaines n’apparaissent pas dans les stats ! » sourit Bruno Blier.

Ne faudrait-il pas remplacer le lion du beffroi par une statue de Leilani Mitchell, petite Américaine devenue géante dans la ville de Colas et Jacqueline ?

 

 Photo 110

- Youpee! C'est moi qui ai gagné !

- Bravo, bravo !

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