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Longtemps, Arras a pensé tenir la victoire dans l'exubérante salle de Ramla. En tête durant la quasi-totalité du match, les Artésiennes ont compté jusqu'à onze unités d'avance (13-24, 15ème). A un peu plus de deux minutes du terme, un shoot primé d'une Malashenko de gala (18 points) permettait aux visiteuses de pointer encore à + 9 (47-56). Mais dans le money-time, les Israéliennes, portées par un public en fusion, refusaient de s'incliner pour la première fois de la saison dans leur salle. Temps morts et lancers francs se multipiaient dans une guerre des nerfs branchée sur 100000 volts !Elitzur s'arrachant, luttait avec coeur et obtenait un score de parité (61-61). Bruno blier avait bien dit que ses filles auraient à faire à des combattantes, qui ne lâchent jamais rien, qui donnent tout jusqu'à l'ultime seconde.

Les premières minutes du match sont tendues. "Nous étions crispées dans le premier quart temps, surtout en attaque mais après ça s'est arrangé" admet Sarah Michel. Les maladresses se succèdent dans les deux camps. Des gestes appremment faciles sont manqués, comme ce shoot ouvert d'Akonga ou ce lay-up de Mitchell quite à une interception. Le score est donc famélique (6-6, 7ème)... mais le combat est rude et les raquettes ressemblent parfois à une arêne. Dans ce contexte, dans ce combat de titans, Amant (13 rebonds) donne une belle réplique à Wright (12 rebonds). Doron, elle, perd sa cheville dans la bagarre. Bonne affaire pour les Arrageoises qui voit sortir la talentuesues meneuse adverse.

En fin de premier quart temps, l'entrée de Malashenko (5 points d'affilée) permet aux protégées de Bruno Blier de prendre  une petite avance (8-13, 10ème). En deuxième période, les Artésiennes, enfin décontractées, retrouvent leur jeu. Gomis, Mitchell et Michel volent quelques ballons. Ramla fait preuve d'une maladresse étonnante, notamment aux lancers francs et dans son jeu collectif. Certes Wright (17 points au total) et Willingham (23 points) limitent la casse mais Arras semble supérieur et se joue souvent avec aisance de la rugueuse défense d'Elitzur.  A la pause, les Françaises, malgré la troisième faute de Malashenko, se sont constituées un petit matelas (26-33).

Au retour des vestiaires les locales trouvent des solutions à l'intérieur et recollent à un point (36-37, 26ème) avant, bizarrement, de se lancet dans une effarante série de tirs à trois points, sans la moindre réussite. Cette maladresse derrière la ligne (2/21 au total) permet à Arras de reprendre son avance(37-45, 30ème), dans le sillage d'une Akonga bien meilleure qu'en première période (11 points). Arrive alors le dernier quart temps et la folle remontée, aux forceps, des Israéliennes...

Un tel scénario, rageant, rappelle, dans une moindre mesure et avec une inversion des rôles, celui de la demi-finale Arras-Vologda. Revenues de l'Enfer, les Israéliennes aborderont sans doute la seconde manche avec une extrême potivation mais elles savent qu'en face, les Artésiennes seront prêtes. "Ramla est une bonne équipe, avec trois joueuses dangereuses, les deux Américaines et Doron. Elles sont très agressives des deux côtés du terrain mais ça reste une équipe à notre portée. Je pense que jeudi prochain ce sera encore plus dur que ce soir sur le plan physique. Elles viendront avec la rage car nous les avons fait douter chez elles. IL y ala place pour passer ; si on joue notre jeu tout ira bien !" explique Sarah Michel.

 Cette finale se jouera désormais sur un seul match... et le club du président Monneret le jouera dans ses murs. Un avantage de poids. "On sera à la maison avec une salle en folie avec notre public. Nous aurons à coeur de finir le travail !" s'enthousiasme la jeune ailière. Nous ne demandons qu'à la croire !

 

Tag(s) : #Eurocoupe 2010-11

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