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(Première partie d'une interview à lire en intégralité dans L'Avenir de l'Artois du 4 dédembre)

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Après avoir failli signer à Perpignan, Anaël Lardy a rejoint Arras cet été. Malgré son statut d'internationale et son riche palmarès, la meneuse s'est montrée d'une grande disponibilité. La marque des grandes. Jeudi soir, après un entraînement qu'elle a quelque peu prolongé en compagnie d'Aurélie Carmona et de Floriane Herrscher, elle nous a rejoints dans les tribunes de la salle Tételin pour répondre avec franchise à une série de questions.

 

Nous sommes au tiers de la saison. Comment évalues-tu le début de championnat d'Arras ?

Notre objectif reste une qualification européenne, même si le début de saison a été compliqué. La construction de notre équipe a été retardée par ma blessure ou celle de Dawn Evans et par la participation de Naigouma Coulibaly à la Coupe d'Afrique des Nations. Ces contretemps ont compliqué les premiers entraînements. A l'Open, j'avais l'impression d'être au point zéro ! Il nous fallait prendre nos marques, trouver la cohésion.

 

Et maintenant ?

Nous sommes capables de belles choses... mais aussi du pire ! Nous manquons de maturité. Nous devons apprendre à gagner.

 

En tant que meneuse et joueuse d'expérience, c'est à toi d'inculquer cette maturité ?

Je ne peux pas le faire toute seule ! Nous devons apprendre à gérer les matchs autrement, comme contre Nantes, où nous nous sommes fait peur alors que nous tenions la victoire. Même si nous manquons de temps, nous nous améliorons dans ce domaine... tout doucement.

 

Vous rencontrez régulièrement des difficultés en début de rencontre. Comment l'expliques-tu ?

C'est difficile de répondre ! Sommes-nous concentrées sur les bonnes choses ? En tout cas, c'est un réel problème. Nous devons nous mettre dans le rouge pour revenir - quand c'est possible ; face à des équipes comme Bourges, ça ne l'est pas - et, en fin de rencontre, nous le payons : notre adversaire est plus frais.

 

Comment se passe ta cohabitation avec Dawn Evans, qui peut elle aussi jouer meneuse ?

Ça va ! C'est plutôt moi qui tiens le rôle de meneuse et Dawn évolue en poste 2. Elle est forte en un contre un, au tir alors que je suis plus gestionnaire. Je travaille à la mise en place de l'équipe. Mais, toutes les deux, on se trouve bien ; c'est agréable de jouer avec elle !

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A propos des tirs, Pierre Vincent, quand tu étais à Bourges (2009/11) te reprochait de ne pas en prendre beaucoup. Es-tu d'accord avec lui ?

Je prends les tirs quand j'en ai de bons à prendre ! Je ne force pas. Mais, depuis cette époque, j'ai beaucoup travaillé et j'assume mes responsabilités. En tant que meneuse, mon rôle n'est pas de marquer 30 points par match. Je suis contente quand l'équipe gagne, quand je fais des passes décisives.

 

Comment se sont passées tes années berruyères ?

C'était à la fois formateur et destructeur. Pierre Vincent m'a beaucoup appris ; je lui dois beaucoup. Mais c'était une période compliquée : j'étais jeune, je prenais la succession de Céline Dumerc. Des choses négatives ont été dites sur moi. J'ai géré comme j'ai pu mais ce n'était pas facile. Cette expérience reste toutefois un bon souvenir. J'ai gagné des titres, une coupe et un championnat de France.

 

Photos : Pierre Béthemin

Tag(s) : #Interviews

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