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Matea Vrdoljak lors d'un Arras - Calais en match de préparation.
Matea Vrdoljak lors d'un Arras - Calais en match de préparation.

A peine débutée, la saison de Matea Vrdoljak était déjà finie. A Bourges, le 22 octobre, victime d'une rupture des ligaments croisés, elle entamait un long chemin de croix, déjà fréquenté de janvier à juin 2014. « Elle s'est blessée toute seule, après cinq minutes de jeu. Dès qu'elle m'a serré la main, j'ai compris que c'était grave » se souvient Cécile Piccin qui avait fait de la Croate de 29 ans - adroite à trois points, présente au rebond - sa capitaine. Internationale, habituée des ligues européennes, l'ailière de 1,83 m devait apporter son expérience à ses jeunes partenaires, être la grande sœur d'un groupe qui partait quelque peu dans l'inconnu.

Lors de la présentation
Lors de la présentation

Quatre mois après l'accident et une opération réussie, la rééducation se passe bien. La joueuse, pugnace, affiche sa volonté : « Revenir après une telle blessure prend du temps. Il faut être prêt mentalement pour accomplir le gros travail nécessaire à son retour. Je progresse semaine après semaine. Je suis impatiente d'être de nouveau sur le parquet. » Et, rétablie, l'élégante demoiselle sera-t-elle toujours arrageoise ? « C'est trop tôt pour le savoir ! Je me concentre uniquement sur mon genou pour être plus forte qu'avant quand je reviendrai sur le terrain. C'est mon but pour les prochains mois ! Toutefois, bien sûr, j'aimerais encore être à Arras la saison prochaine. J'aime être ici, les gens qui suivent l'équipe sont gentils. De plus j'avais l'honneur d'être capitaine. Enfin, je passe de bons moments avec mes coéquipières, que j'apprécie vraiment, et les entraîneurs » assure cette grande fan de sports. « Dans mon enfance, j'ai pratiqué le volley et le hand. Encore maintenant, j'aime de nombreuses disciplines, comme la natation, le vélo, la course, le tennis... et les cartes ! Mais c'est le basket que je préfère !»

Citoyenne européenne, la native de Split n'a pourtant guère l'habitude de s'attarder dans une ville. Depuis qu'elle a quitté le Ragusa Dubrovnik, en 2009, elle a porté les couleurs de neuf clubs, dans sept pays différents - entre Croatie, Pologne, Bosnie, Portugal, Russie, Roumanie et France.« La Ligue française est l'une des meilleures. Je m'y intéresse depuis longtemps. J'avais affronté Mondeville en Euroligue avec Zagreb » précise-t-elle avec un sourire désarmant avant d'ajouter : « j'adore voyager ! J'ai rencontré de nombreuses personnes avec lesquelles je suis encore en contact, qui sont toujours mes amis. Ce sont des souvenirs précieux ! » Sportivement, que retient-elle de ce riche parcours ? « Le titre de champion de Croatie obtenu en 2013 avec Novi Zagreb ! C'était mon but quand j'ai débuté le basket : j'ai commencé dans une petite équipe et il a été difficile d'atteindre le haut niveau mais j'ai persisté » apprécie l'internationale, pour qui le maillot à damier signifie beaucoup : « c'est un grand honneur, une belle sensation. J'espère avoir la chance d'être de nouveau sélectionnée. »

Malgré sa blessure, Matea a assisté à de nombreux matchs de son équipe
Malgré sa blessure, Matea a assisté à de nombreux matchs de son équipe

Présente sur le banc lors des matchs à Tételin, Matea Vrdoljak est aux premières loges pour apprécier l'excellente saison de son équipe. « Dès la préparation, j'avais dit que je ressentais de bonnes vibrations ; je nous voyais jouer les play-offs et non pas lutter pour le maintien, comme le prédisaient les observateurs. L'alchimie entre nous était parfaite dès le début et c'est ce qu'il y a de plus important : vous n'avez pas besoin de stars pour être performants, il faut juste une bonne ambiance entre les joueuses et les coachs... et c'est notre cas ! » N'est-ce pas trop difficile de vire cette aventure en civil ? « J'aime voir les matchs de mon équipe, car elle joue vraiment bien. Je suis fière d'elle ! En même temps, ce n'est pas évident pour moi de seulement regarder sans pouvoir aider. Parfois, ça me tue, ça me rend vraiment triste... mais je ne peux rien y faire. C'est la vie... » Et comment Matea voit-elle, justement, cette vie après le basket : « Pourquoi ne pas coacher ou avoir ma propre salle de fitness mais actuellement, je ne pense qu'au basket et je veux encore jouer : j'aime ce sport ! »

A propos d'Arras et de la France.

« Arras est une petite ville certes, mais très jolie. Les places sont magnifiques, surtout la nuit : même si tu les as vues souvent, tu as toujours l'impression que c'est la première fois. J'aime Arras car elle est assez calme... et proche de Lille et Paris, qui est bien sûr mon site préféré en France. On ne se lasse jamais de Paris ! J'apprécie aussi la côte d'Opale et ses plages magnifiques » décrit Matea qui regrette toutefois qu'en France les magasins soient fermés le dimanche : « je ne comprends pas pourquoi ! C'est notre jour off... et il n'y a rien à faire ! » Mais au fait, l'élégante Craote maîtrise-t-elle français ? « Un petit peu ! Je le comprends mieux que je ne le parle. Je dois admettre que ce n'est pas une langue facile mais je veux l'apprendre. Dans mon centre de rééducation, les gens ne parlent pas vraiment anglais ; je dois donc m'améliorer en français. C'est bon pour moi ! »

Tag(s) : #Interviews

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